Partie 02

994 Mots
Quand j'ai ressenti que j'avais assez prié, je me suis essuyé les yeux avec l'ourlet de ma robe de nuit et je suis montée à l'étage pour rejoindre mes frères. Mais je n'avais même pas envie de dormir, je restais assise et je regardais mes frères pendant qu'ils dormaient. Je me suis assise sur ma chaise de lecture toute abattue et déprimée. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu des bruits dans la chambre de papa et maman. Leurs voix étaient si basses que j'ai à peine entendu ce qu'ils disaient, mais j'ai constaté que maman pleurait sans arrêt, au milieu de ses sanglots, je n'entendais que «PÈRE,POURQUOI?». Son père biologique était mort depuis longtemps et j'ai compris qu'elle s’adressait à Dieu. Je me demande ce que Dieu avait fait à mes parents pour qu'Il les fasse pleurer de cette façon jusqu’à ce que maman lui pose cette question. J'ai ouvert la porte de ma chambre et j'ai traversé l'escalier jusqu'à la chambre de mes parents, j'ai écouté et mon père criait tout simplement «HEY, JÉSUS!». Cela m'embrouillait d'autant plus que, pendant que maman L'interrogeait, papa L'appelait comme s'Il était physiquement présent avec eux. Je suis remontée rejoindre mes frères dans ma chambre. Je me suis efforcée de dormir parce que nous devions aller à l'école le lendemain et je ne pouvais pas me permettre de dormir en classe. «Zina, réveille-toi, c'est l'heure de la dévotion» J'ai reconnu cette voix, c'était celle de maman. Bien qu'elle était si faible, mais j'étais habituée à elle que je pouvais entendre les méditations de son cœur même quand elle était muette. Le courant passait très bien entre nous, la raison étant que je suis l'aînée des enfants. Elle nous a toujours dit qu'elle n'avait pas de favori parmi nous trois, mais mes frères ont toujours douté d'elle parce qu'elle me traite avec plus d'amour. J'ai vite réveillé Casimir et Sara et nous nous sommes dirigés vers le salon. Les histoires du Messager Justomer. Les yeux de maman étaient enflés, ceux de papa étaient rouges comme s'il saignait à travers ses yeux. Nous nous sommes rassemblés mes frères et moi et nous étions dans le suspens, ils nous devaient des explications. Mais au lieu de cela, nous n'avons fait que notre dévotion matinale après quoi nous nous sommes préparés pour l'école et le travail respectivement. J'ai ouvert la bouche pour parler après la dévotion, mais les mots me manquaient. Pourquoi ont-ils choisi de nous laisser dans l'ignorance ? Ne nous doivent-ils pas tous les deux des explications en raison de leurs comportements de la veille ? Je n'ai demandé à personne en particulier quand je lavais Sara. Nous nous sommes habillés en silence mes frères et moi pour aller à l'école, nous sommes allés à la salle à manger, avons pris notre petit déjeuner et papa nous a conduits à l'école en silence. J'ai dit à mes frères de ne pas réagir à ce qu'ils ont vécu la nuit précédente afin d’éviter que nos enseignants ne nous posent des questions. Ils ont promis de bien se comporter et nous sommes partis dans nos salles de classe respectives. Pendant que j'étais assise en classe, l'événement de la veille m'est venu à l'esprit. De l'arrivée de papa à l'arrivée de maman, en passant par leurs gémissements profonds au milieu de la nuit, puis leur faux-semblant simulé pendant la dévotion et leur silence absolu pendant le petit déjeuner. J'ai supplié Dieu de ne pas permettre que mes parents se séparent. J'ai vu des enfants vivre avec l'un ou l'autre de leurs parents et je savais à quel point cela était difficile pour eux. Je ne pouvais pas imaginer vivre avec mon père sans ma mère ou vivre avec ma mère pendant que papa était absent pour toujours. J'ai supplié Dieu de les garder ensemble, car j'étais encore tendre à faire l'expérience d'une séparation de quelque sorte que ce soit. J'avais à peine 10 ans et j'étais au cours moyen deux (CM2). Alors qu'en classe, j'étais absente d'esprit pendant tout ce temps, Je regardais madame Théresa, mais je ne comprenais rien même comme ses lèvres bougeaient. Maman Théresa était ma professeure titulaire et ma professeure d’éducation à la citoyenneté. Ce jour-là, elle s'était habillée comme ma mère et le fait de la voir a emporté mon esprit très loin. Les histoires du Messager Justomer. J'imaginais que c'était ma mère qui nous dispensait le cours d’éducation à la citoyenneté, mais quand je me suis souvenue que madame Théresa avait déjà dit à un autre professeur qu'elle était séparée d’avec son mari, j'ai commencé à lier et à chasser tout esprit de séparation. Quand j'ai arrêté de me faire des idées, madame Théresa avait nettoyé le tableau blanc trois fois et je n'avais rien écrit ! Le thème du jour était «LA FAMILLE» ! Après un laps de temps, nous avons observé une pause. Étant restée à ma place, j'ai pris mon déjeuner. Mon chef de classe, Francis s'est approché de moi pour me demander quel était le problème, mais j'ai dû mentir car maman nous avait avertis de ne pas divulguer les problèmes de notre famille aux étrangers. Je lui ai dit que j'allais plutôt bien forcé un faux sourire. Je lui ai demander son cahier d'éducation à la citoyenneté afin de mettre le mien à jour. Tout au long de la journée, je suis restée seule et j'ai attendu avec impatience que les cours s'achèvent. Peu de temps après, on a sonné pour annoncer la fin des cours. Je me suis dépêchée pour mettre mes livres dans mon sac et je me suis dirigée vers la salle de classe de Casimir et de Sara. Nous nous sommes tous les trois dirigés vers le portail de l'école et, pour une fois depuis longtemps, notre chauffeur nous a ramenés à la maison. J'étais de nouveau abattue. . . . À Suivre..... ( Partie 03 ) . . . ༆ Les histoires du Messager Justomer. .
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