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56 Bertrand Schneider ne décolérait pas. Les pneus de sa berline allemande n’avaient pas fini de crisser sur le sol de béton que sa voix éclatait déjà dans le parking souterrain. Deux ambulances s’y trouvaient stationnées, éclaboussant les murs des flashs hystériques de leurs gyrophares. À l’arrière de l’une d’elles, on chargeait le corps sans vie de Hans Müller, après avoir procédé aux constatations d’usage. Le patron de la brigade des Stups ignora tous les officiers de police qu’il croisa pour se diriger droit vers la seconde. — On peut savoir ce que c’est que ce bordel ? Assis au bord du véhicule, Paul Marsac subissait les assauts d’un urgentiste qui s’évertuait à désinfecter ses plaies, peinant à contenir la mauvaise volonté son patient. Plus loin, à l’intérieur, un autre fixait une

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