Pélage se gara devant le petit restaurant où il travaillait son embonpoint et son flair ; j’en profitai, une fois la mallette remise à sa place, pour me glisser hors du véhicule. Je n’avais rien appris sur Pinson. Pas de chez soi à fouiller, de secrets cachés à éventer, de chemises amidonnées à dépendre. Le contraire m’aurait étonné. Il ne me restait qu’à filer jusqu’à l’appartement de Paul Meignan, en espérant y trouver une piste. C’était un immeuble doucement vétuste, flanqué de petits balcons de fer forgé ; le plafond de l’entrée était orné de moulures fatiguées, l’escalier sentait l’encaustique. Il vivait au troisième. Je passai outre les scellés et crochetai la porte de l’appartement. Il faisait sombre. J’allumai un petit halogène. C’était une demeure de discret, ni trop confortabl


