- CINQUANTE-HUIT -DEHORS, il fait encore clair, grâce à la lune qui était pleine voici trois jours. Connaissant les mauvaises habitudes de Tatou, elle va vers les petits buissons qui séparent les immeubles de la station-service. Là, plus de lumière du tout. Eblouie par la luminosité précédente, Mireille met un moment à s’y retrouver. Elle appelle Tatou discrètement, elle ne veut pas alerter tout le quartier. Elle ne voudrait pas passer pour une mémère qui cherche son chat. On lui dirait de le laisser vivre sa vie et on aurait raison, mais elle aurait de la peine à expliquer pourquoi c’est elle qui, ce soir, avait besoin de l’animal. Deux billes jaunes étincellent au plus profond du taillis. Mireille rampe à quatre pattes jusqu’au moment où elle parvient à toucher le pelage si doux qu’elle


