36.Le sommeil de Jean était loin d’être reposant. Il se sentait oppressé. Il était trempé de sueur. C’est comme si on l’avait enfermé dans un sauna trop petit. Il voyait des images horribles, un décor de sang, de cadavres qui commençaient à se mouvoir. Mais rien à faire, lui restait couché au milieu de cette abomination. Le ciel était noir et rouge. Des éclairs orange ou bleus zébraient le ciel, sans beaucoup d’intervalles. Le tonnerre ne grondait pas, mais il roulait dans l’air, presque sans interruption. Sur sa droite, il apercevait une sorte de fontaine ressemblant à un bras sanglant, dont s’échappaient, à l’endroit où aurait dû se trouver une main, des coulées noirâtres d’un bouillonnant liquide visqueux. « Où suis-je ? » se dit-il. Puis se présenta à lui un grand homme décharné. Se


