42.Simon rentra un peu avant dix-sept heures. La table du goûter était à peine dressée, et il fut accueilli comme un fils prodigue, essentiellement grâce à sa nouvelle tenue : sous-pull rouge, pantalon kaki, chaussures de randonnée. Il était méconnaissable, avec ses mollets disproportionnés pour son grand corps maigre, mais il faisait tout de même plaisir à voir. Deux cafés améliorés plus tard, il était assez jovial pour poser ses questions sur les lieux à visiter sans que cela tracasse les tenanciers, qui lui racontèrent les légendes plus ou moins farfelues des endroits dont Simon voulait connaître les origines. Il frissonna juste un instant, quand on mentionna l’Ankou, mais personne ne le remarqua. Pas même Jean qui, à priori, ne semblait même pas avoir relevé ce nom dans la conversatio


