47.Ce n’est qu’à l’hôpital que Jean eut conscience de la présence du capitaine. Jusque-là, il ne s’était pas trop pris la tête sur l’intervention du gendarme, car toute son attention était maintenant portée sur le rétablissement de son fils spirituel. À cet instant, il réalisa enfin que, malgré les règles et doctrines qu’il s’était toujours obligé à suivre, oui, il aimait ce garçon, et vraiment comme un fils. Et réalisa soudain que, contrairement à ce qu’il avait toujours affirmé, la mort de Piotr était terrible pour lui, car le grand-russe était bel et bien un ami dévoué. En réalisant tout cela, Jean s’écroula sur une chaise de la salle des urgences, et pleura à chaudes larmes. Tournay le laissa quelques instants. Il observait le vieil homme, qui paraissait encore plus vieux, maintenant,


