34.Sylvain se plaisait au milieu de cette forêt. Il en avait entendu du bien, au camping. Il est vrai que l’endroit était assez calme. Cela faisait maintenant une bonne heure qu’il méditait, assis en tailleur au milieu des fougères. Il estima que le moment était venu. Il prit le livre, l’ouvrit, et chercha rapidement quelque chose qu’il trouva presque de suite. Il articula clairement « Ankou ». Le ciel se couvrit très vite de nuages sombres, le tonnerre gronda même au loin. Une légère brume couvrit le sol tout autour de Sylvain, et une odeur de putréfaction fétide emplit l’air, jusqu’à le saturer. Puis, une forme émergea de la brume, d’abord indistincte, puis prenant forme humaine. Un vieillard décati, osseux, avec une longue barbe gris-sale apparut. L’Ankou se tenait, en plein jour, deva


