Les aubes de l’art

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Les aubes de l’artLa sculpture cicatrise une part de mon enfance meurtrie, de mon adolescence presqu’à la dérive, de mes vingt ans turbulents… Le vide. Le vertige d’un abîme sans parois sur lesquelles s’appuyer, alors que j’aime tant toucher les matières. Aimer : sans doute la « via ferrata » qui m’empêche de tomber et que je parcours encore et encore par ma sculpture. Sentiments, passions, frustrations. Allo, Sigmund ? Le garçon est blondinet. C’est mon frère. Il est plus jeune que moi et nous sommes à l’internat tous les deux. Petit bonhomme, fragile et perdu. Je le balade sur mes épaules pour qu’il ne pleure plus. Je suis déjà très pro : souvent, je pleure même pour lui. Pour moi aussi, je dois bien l’avouer. Nos parents viennent nous voir tous les mois seulement. Dur… École cath

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