Les feuilles du marbreÉcrivons. Écrivons pour aimer. Davantage qu’une forme de résistance qui succède à celle qui m’a ramené chez les vivants. Il est aisé de mourir, sauf à abandonner les miens, s****d égocentrique jusqu’au bout. L’occasion est belle. D’autant que je ne crains pas le trépas. Je crains la finitude, le phénomène existentiel. La mort, elle, est semblable à une maîtresse capricieuse et sûre de son fait. Il est impossible d’échapper à son emprise vénéneuse. Je n’ai pas le droit de mourir sans dire au revoir, pardon, je t’aime… Me voici donc écrivain débutant, afin de redonner une syntaxe à ma vie… prolongée. Évadée d’un chaos artificiel. Mon coma provoqué par les médecins supprime les souffrances physiques. Ce chaos est pourtant filigrané d’histoires cohérentes. J’en sors. L


