XXI L’AFFAIRE DE GRÉGOIRE GÉRAUDGrégoire Géraud, de son côté, était en pleine filature. Les deux associés préféraient se côtoyer le moins possible dans le travail, en général, ils traitaient des histoires diamétralement opposées ; si le besoin s’en faisait sentir, ils se demandaient des conseils l’un à l’autre, mais c’était de façon très ponctuelle, le cloisonnement était un gage de réussite et de bonne marche de l’officine. Il fallait découvrir si cette femme allait rejoindre son amant… Le mari attendait ses conclusions avec une folle impatience. Il était en proie aux doutes depuis qu’elle avait entièrement changé de garde-robe et qu’elle passait un temps fou dans les salons de coiffure et d’esthétique. « Pour moi, elle ne prenait même plus la peine de se déguiser en femme, jusqu’à ce


