XIXLe lendemain, le premier sentiment de nos jeunes gens fut celui de l’isolement auquel ils se trouvaient réduits par l’abandon des relations qu’ils avaient contractées sur mer. Leur voyage cependant commençait à peine. La France, objet de leurs aspirations, venait seulement de s’ouvrir devant eux. C’est maintenant qu’il allait falloir marcher en avant. Ils descendirent au rez-de-chaussée de l’hôtel dans la salle des renseignements. – Tout d’abord il faut prendre le point, disait avec raison Philippe Martinvast, encore tout imprégné de phraséologie maritime. La salle était pleine de tableaux, de pancartes, de journaux, d’appareils divers servant à sonner, écrire, téléphoner, etc… Çà et là des prises d’eau, de chaleur ou d’électricité… En haut, au ras du plafond, une courroie de transm


