Le lendemain, ce fut dans cette maison morne, secouée par le grand vent, que Pascal voulut s’occuper, avec Clotilde, des préparatifs du départ. La vieille madame Rougon ne devait revenir que le dimanche, au moment des adieux. Quand Martine avait appris la séparation prochaine, elle était restée saisie, muette, les yeux allumés d’une courte flamme ; et, comme on l’avait renvoyée de la chambre, en disant qu’on se passerait d’elle, pour les malles, elle était retournée dans sa cuisine, elle s’y livrait à ses besognes ordinaires, en ayant l’air d’ignorer la catastrophe qui bouleversait leur ménage à trois. Mais, au moindre appel de Pascal, elle accourait si prompte, si leste, le visage si clair, si ensoleillé par son zèle à le servir, qu’elle semblait redevenir jeune fille. Lui, ne quitta donc


