– Clotilde, ma chérie, je t’assure que tu as tort… Il faut prendre des forces, jamais tu n’iras jusqu’au bout. Mais, d’un signe de tête, la jeune femme s’obstinait à refuser. – Voyons, tu as dû déjeuner à Marseille, au buffet, n’est-ce pas ? et tu n’as rien pris depuis ce moment… Est-ce raisonnable ? Je n’entends pas que tu tombes malade, toi aussi… Martine a du bouillon. Je lui ai dit de faire un potage léger et d’ajouter un poulet… Descends manger un morceau, rien qu’un morceau, pendant que je vais rester là. Du même signe souffrant, Clotilde refusait toujours. Elle finit par bégayer : – Laisse-moi, grand-mère, je t’en supplie… Je ne pourrais pas, ça m’étoufferait. Et elle ne parla plus. Pourtant, elle ne dormait pas, elle avait les yeux grands ouverts, obstinément fixés sur le visa


