CHAPITRE VIII « Sur la lisière de l’inconnu. »-2

1617 Kata

Un tapir, médusé, nous regarda un instant par une brèche entre deux buissons, puis se sauva, pesant et gauche, à travers la forêt. Une fois aussi, la forme sinueuse d’un grand puma traversa rapidement la broussaille et deux yeux verts brillèrent d’un éclat sinistre par-dessus une épaule fauve. Les oiseaux abondaient, spécialement les oiseaux aquatiques, cigognes, hérons, ibis, assemblés en petits groupes, bleus, rouges, blancs, sur chaque tronc d’arbre qui se projetait de la rive. Mille poissons, de formes et de couleurs infiniment diverses, animaient l’eau. Nous avançâmes pendant trois jours sous ce tunnel tout transpercé de brume lumineuse. Aux étendues un peu longues, on n’aurait pas su dire, en regardant devant soi, où finissait l’eau verte, où commençait le toit vert. La paix profond

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