VIIMme Meurzen n’avait pas renoncé à son projet de départ. Mais ayant reconnu chez son fils une force de volonté inaccoutumée, elle procédait maintenant par une série de petites manœuvres destinées à faire revenir Tugdual sur sa décision. Jusqu’ici, elle devait constater que le résultat était nul. Et il lui fallait voir, à peu près chaque jour, le jeune homme se diriger vers la maison du Sarrasin. Pour la première fois, elle sentait une influence puissante qui se dressait entre lui et elle. Une femme prenait l’âme de Tugdual, l’enlevait à l’empire maternel. Et celle-là, sans la connaître, Mme Meurzen l’appelait l’ennemie. Tugdual, les jours qui suivirent la confidence de René Heurtal, ne rencontra pas celui-ci chez les Sormagnes. Il n’osait en parler à Dionysia. Ce fut celle-ci qui aborda

