III. Dans la salle de café – une grande pièce dont le milieu était complètement vide – quelques paysans se tenaient assis sur des tonneaux qui s’alignaient contre les murs, ou attablés autour de ces tonneaux, mais ils étaient tout différents des gens de l’auberge de K. Ils étaient vêtus, plus proprement et moins diversement que ceux-ci, d’une grossière étoffe bise ; leurs blouses étaient bouffantes, leurs pantalons collants. C’étaient de petits hommes qui, au premier abord, se ressemblaient avec des visages plats, osseux et dont les joues étaient pourtant rondes. Ils se taisaient tous et ne firent pas un geste lorsque K. entra dans la salle ; ils se contentèrent de suivre des yeux le nouveau venu, mais lentement, d’un air indifférent. Cependant, à cause de leur nombre et du silence qui ré

