Tandis que Marguerite descendait cet escalier, le duc Henri de Guise, qu›elle n›avait pas revu depuis la nuit de ses noces, était dans le cabinet du roi. À cet escalier que descendait Marguerite, il y avait une issue. À ce cabinet où était M. de Guise, il y avait une porte. Or, cette porte et cette issue conduisaient toutes deux à un corridor, lequel corridor conduisait lui-même aux appartements de la reine mère Catherine de Médicis. Catherine de Médicis était seule, assise près d›une table, le coude appuyé sur un livre d›heures entr›ouvert, et la tête posée sur sa main encore remarquablement belle, grâce au cosmétique que lui fournissait le Florentin René, qui réunissait la double charge de parfumeur et d›empoisonneur de la reine mère. La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu›ell

