XXXILe premier laquais Philippe sentit qu’il allait s’endormir sur le livre qu’il lisait. Il se leva, s’étira, bâilla. Il regarda l’heure : il était une heure et demie. Il mit de l’eau chauffer sur le fourneau à gaz, puis sortit dans le vestibule, procéda sans bruit à une seconde ronde dans toute la maison, examinant chaque porte et les fenêtres du rez-de-chaussée. Il n’aperçut rien d’anormal, sauf qu’à un moment donné il vit danser un reflet de lumière sur la glace placée au fond du hall ; il se retourna vivement, mais ne put se rendre compte d’où était venu ce rayon lumineux : était-ce une de ces lueurs inattendues que l’œil croit voir quelquefois dans l’ombre, ou bien une allumette quelque part, dans une maison d’en face ? Le silence était absolu. Le valet remonta. Deux fois, au cours d

