– Où allez-vous ? dit une voix très lente, dont elle reconnut aussitôt l’accent. Est-il convenable que je vous laisse sortir ainsi ? L’abbé Cénabre était devant elle. L’abbé Cénabre venait de refermer sa main sur le bras de la jeune fille, et ne songeait pas encore à la retirer, son regard triste toujours posé sur le sien. Le visage impérieux, légèrement adouci depuis ces derniers mois par l’empâtement des joues et du menton, une certaine flétrissure du front, jadis magnifique, n’exprimait ni embarras ni surprise, mais plutôt une lassitude extrême, qui ressemblait au dégoût. – Je vous demande pardon, reprit-il, je vous prie de m’excuser, si du moins cela vous semble nécessaire. Est-ce nécessaire, vraiment ? Chantal avait d’abord reculé d’un pas ou deux, appuyant son dos au mur. Et pres

