III.-1

2015 Parole

III. Le jour glissait du zénith, par larges nappes obliques qui venaient ruisseler le long des hautes pierres blanches, pour rejaillir en grappes multicolores aux quatre coins des pelouses – jaunes et pourpres avec les dahlias, roses et blanches avec les œillets – jusqu’à se perdre dans le vert assombri des bordures. Mais ce n’était là, si l’on peut dire, que le motif principal de la symphonie serti dans la trame serrée de l’orchestre. La nappe immense s’était déjà brisée en l’air sur quelque récif translucide, et le vent invisible en éparpillait l’écume comme par jeu, aux endroits les plus inaccessibles, au creux d’un talus plein d’ombre, à la dernière feuille d’un buisson de lilas, ou à l’extrême pointe du pin noir. On eût dit moins la vaste, l’universelle explosion du jour que l’embras

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