Depuis, la grande ville a été se déformant de jour en jour. Le Paris gothique, sous lequel s’effaçait le Paris roman, s’est effacé à son tour. Mais peut-on dire quel Paris l’a remplacé ? Il y a le Paris de Catherine de Médicis, aux Tuileries, le Paris de Henri II, à l’Hôtel de ville, deux édifices encore d’un grand goût ; le Paris de Henri IV, à la place Royale : façades de briques à coins de pierre et à toits d’ardoise, des maisons tricolores ; le Paris de Louis XIII, au Val-de-Grâce : une architecture écrasée et trapue, des voûtes en anses de panier, je ne sais quoi de ventru dans la colonne et de bossu dans le dôme ; le Paris de Louis XIV, aux Invalides : grand, riche, doré et froid ; le Paris de Louis XV, à Saint-Sulpice : des volutes, des nœuds de rubans, des nuages, des vermicelles

