XXIV Lorsque Lily se réveilla, le lendemain de son arrivée à l’Hôtel Emporium, sa première sensation fut de satisfaction toute physique. La force du contraste rendait plus vive la jouissance de reposer une fois encore dans un lit à oreillers moelleux et de regarder à travers une chambre spacieuse et inondée de de soleil le petit déjeuner servi sur une table, de manière engageante, auprès du feu. L’analyse et l’examen de conscience viendraient peut-être plus tard ; mais, pour le moment, elle n’était pas même gênée par l’exubérance des tentures ou par les turbulentes circonvolutions des meubles. Le sentiment de se trouver encore une fois enveloppée et bercée dans le bien-être, comme dans un milieu dense et doux, impénétrable à tout désagrément, faisait taire en effet jusqu’à la plus légère

