LXXXIVLa route de PicardieAthos et Aramis, fort en sûreté dans Paris, ne se dissimulaient pas qu’à peine auraient-ils mis le pied dehors ils courraient les plus grands dangers ; mais on sait ce qu’était la question de danger pour de pareils hommes. D’ailleurs ils sentaient que le dénouement de cette seconde odyssée approchait, et qu’il n’y avait plus, comme on dit, qu’un coup de collier à donner. Au reste, Paris lui-même n’était pas tranquille ; les vivres commençaient à manquer, et selon que quelqu’un des généraux de M. le prince de Conti avait besoin de reprendre son influence, il se faisait une petite émeute qu’il calmait et qui lui donnait un instant la supériorité sur ses collègues. Dans une de ces émeutes, M. de Beaufort avait fait piller la maison et la bibliothèque de M. de Mazar

