CHAPITRE XVII LA CATASTROPHE En nous approchant de la montagne, nous orientant grâce aux différents repères, je sentais croître mes craintes. La nuit était à présent bien avancée, et la tempête donnait des signes d’apaisement ; par instants, le vent tombait un peu tandis que diminuait la terrible violence de la pluie. À ces moments-là, on pouvait voir une sorte de lumière dans le ciel, ou, pour être plus exact, l’obscurité paraissait moins totale, alors la rafale suivante semblait, par contraste avec l’accalmie, nous frapper avec une violence renouvelée. Dans l’une de ces accalmies, nous vîmes un instant la montagne s’élever devant nous, sa silhouette noire imposante se détachant sur un ciel moins obscur. Mais la vision fut balayée en un instant par une rafale et un nuage de pluie qui no

