7 Mais son fils le haïssait. Il le haïssait parce qu’il venait à eux, parce qu’il s’arrêtait et les regardait ; il le haïssait parce qu’il les interrompait ; il le haïssait à cause de l’exaltation et de la sublimité de ses gestes, de la magnificence de sa tête, de ses exigences et de son égoïsme. Mais par-dessus tout il haïssait les modulations et les roulades par lesquelles s’exprimait son émotion dont les vibrations les entouraient et troublaient la parfaite simplicité, le sens commun qui caractérisaient ses relations avec sa mère. Il espérait le faire continuer son chemin en regardant fixement sa page ; il espérait, en montrant un mot du doigt, rappeler l’attention de sa mère qui, il le savait et s’en irritait, vacillait dès que son père s’arrêtait. Mais non. Rien ne pouvait faire avan

