Cette conduite annonçait un plan, et madame Schontz avait en effet un plan, croyez-le bien. Jalouse depuis deux ans de madame du Bruel, elle était mordue au cœur par l’ambition d’être mariée à la Mairie et à l’Église. Toutes les positions sociales ont leur fruit défendu, une petite chose grandie par le désir au point d’être aussi pesante que le monde. Cette ambition se doublait nécessairement de l’ambition d’un second Arthur qu’aucun espionnage ne pouvait découvrir. Bixiou voulut voir le préféré dans le peintre Léon de Lora, le peintre le voyait dans Bixiou qui dépassait la quarantaine et qui devait penser à se faire un sort. Les soupçons se portaient aussi sur Victor de Vernisset, un jeune poète de l’école de Canalis, dont la passion pour madame Schontz allait jusqu’au délire ; et le poèt

