II De la même à la même Nantes, juin. « Après avoir joué le rôle d’une châtelaine adorée de ses vassaux comme si la révolution de 1830 et celle de 1789 n’avaient jamais abattu de bannières, après des cavalcades dans les bois, des haltes dans les fermes, des dîners sur de vieilles tables et sur du linge centenaire pliant sous des platées homériques servies dans de la vaisselle antédiluvienne, après avoir bu des vins exquis dans des gobelets comme en manient les faiseurs de tours, et des coups de fusil au dessert ! et des Vive les du Guénic, à étourdir ! et des bals dont tout l’orchestre est un biniou dans lequel un homme souffle pendant des dix heures de suite ! et des bouquets ! et des jeunes mariées qui se sont fait bénir pour nous ! et de bonnes lassitudes dont le remède se trouve au

