– Ah ! tu vis donc encore, s’écria Owen dans un transport d’enthousiasme, brûlant fils du soleil ; compagnon de la brise d’été, c’est bien toi que je vois enfin réveillé de ton léthargique sommeil. Au travail alors, le temps est arrivé. Se levant ensuite, et sans même vider son verre, il quitta la salle et jamais depuis on ne le vit boire. Alors il recommença ses promenades aux bois et dans les champs. Il ne vint à la pensée de personne que ce beau papillon qui l’était venu trouver parmi ses grossiers compagnons était le messager céleste chargé de le ramener à cette vie pure et idéale qui le plaçait au-dessus des autres hommes à peu près comme le nuage est entre la terre et le ciel. On aurait pu croire aisément qu’il s’était voué à la recherche du messager ailé, à le voir se glisser avec

