Maurice lui-même, raffermi depuis qu’il avait rejoint les camarades, ne souffrit guère que des musiques prussiennes, qui jouèrent toute l’après-midi, de l’autre côté du canal. Vers le soir, il y eut des chœurs. On voyait, au-delà du cordon des sentinelles, les soldats se promenant par petits groupes, chantant d’une voix lente et haute, pour célébrer le dimanche. – Ah ! ces musiques ! finit par crier Maurice exaspéré. Elles m’entrent dans la peau ! Moins nerveux, Jean haussa les épaules. – Dame ! ils ont des raisons pour être contents. Et puis, peut-être qu’ils croient nous distraire... La journée n’a pas été mauvaise, ne nous plaignons pas. Mais, à la tombée du jour, la pluie recommença. C’était un désastre. Quelques soldats avaient envahi les rares maisons abandonnées de la presqu’île

