Appliquons au juge Pyncheon ces vérités métaphoriques. — Nous pourrions dire (sans vouloir le moins du monde accuser de crime un personnage si respectable) qu’il y avait dans sa vie assez de splendeur pour éblouir et paralyser une conscience plus active et plus subtile que la sienne. Son intégrité comme magistrat, — son zèle pour le service public, dans tous les emplois qu’il avait successivement occupés ; — son dévouement d’homme politique et la rigidité de ses principes ; — l’activité qu’il déployait comme président d’une société politique ; — son irréprochable exactitude comme trésorier d’une caisse d’épargne, spécialement consacrée à la veuve et à l’orphelin ; — les services qu’il avait rendus à l’horticulture en produisant deux variétés fort estimées de la fameuse poire Pyncheon ; — l

