CHAPITRE VINGT-TROIS Thor se tenait à la proue de sa petite embarcation à voile, tandis qu’ils s’éloignaient de l’île de Ragon dans l’aube naissante, en direction de l’horizon, celle vers laquelle son rêve l’avait forcé à aller, celle vers laquelle il se sentait certain que Guwayne l’attendait. Le rêve avait paru si réel, comme s’il l’avait vraiment vécu. Il sentait avec certitude que Guwayne se trouvait juste devant, qu’il avait urgemment besoin de lui. Thor se tenait debout au bord et scrutait le brouillard, impatient qu’il se lève, qu’il révèle l’emplacement de son fils ; il observait les courants, et voulait qu’ils portent son bateau plus vite. Ton enfant t’attend sur l’île. La voix du rêve de Thor résonnait dans son esprit, encore et encore ; Thor regarda au loin et serra le bastin

