XVLætitia, absente depuis une quinzaine de jours, revint le lendemain. Elle apparut à l’heure du déjeuner, et Lionel l’accueillit avec de grandes démonstrations d’amitié. – Moi aussi, je suis contente d’être revenue, dit-elle. Mon laboratoire me manquait. – J’ai bien travaillé pendant que tu n’étais pas là, dit Lionel, et j’ai mis au point un nouveau parfum. J’en ai donné un échantillon à grand-mère, qui le trouve parfait. – Exquis ! déclara Mme de Camparène. – Si tu avais besoin de gagner ta vie, tu ferais fortune en montant une fabrique, dit Lætitia. Mais le travail d’amateur te suffit... Mahault est-elle plus souffrante, que je ne la vois pas ? – Mahault ne va pas du tout ! répondit Lionel, d’un air chagrin. Les sourcils de Lætitia se rapprochèrent et ses yeux parurent s’assombrir

