IVLe beau temps ne tarda pas à se rétablir, un vif rayon de soleil sécha en quelques minutes les dernières larmes de l’ondée, et la foule recommença à fourmiller joyeusement sur le quai. Mais Timberio, le portefaix, n’en parut pas moins garder son idée à l’endroit du jeune étranger français, et prudemment il transporta ses pénates hors de la vue des fenêtres de l’hôtel : quelques lazzaroni de sa connaissance lui témoignèrent leur surprise de ce qu’il abandonnait une station excellente pour en choisir une beaucoup moins favorable. « Je la donne à qui veut la prendre, répondit-il en hochant la tête d’un air mystérieux ; on sait ce qu’on sait. » Paul déjeuna dans sa chambre, car, soit timidité, soit dédain, il n’aimait pas à se trouver en public ; puis il s’habilla, et pour atten

