Un plancher légèrement en pente fut posé sur des tréteaux à l’un des bouts de la salle. Des portants de bois destinés à soutenir les coulisses se dressèrent de chaque côté du théâtre. De grands rideaux de tapisseries, jouant sur des cordes tendues, devaient servir de toile, et en s’ouvrant se masser à droite et à gauche comme les plis d’un manteau d’arlequin. Une b***e d’étoffe découpée à dents, comme la garniture d’un ciel de lit, composait la frise et achevait le cadre de la scène. Pendant que le théâtre se bâtit, occupons-nous des habitants du château, sur lesquels il serait bon de donner quelques détails. Nous avons oublié de dire que le marquis de Bruyères était marié ; il s’en souvenait si peu lui-même que cette omission doit nous être pardonnée. L’amour, comme on le pense bien, n’a

