IV « Elle est morte, la jeunesse de Moscou ! »Rouletabille se laissait conduire par la Générale, à travers la nuit ; mais ses pieds tâtonnants et ses mains en apparence malhabiles prenaient un contact sérieux avec les choses. L’ascension du premier étage se fit dans le plus profond silence. On n’entendait plus cette sorte de gémissement lugubre qui avait si fort impressionné le jeune homme tout à l’heure. La tiédeur, le parfum d’une chambre de femme… et, là-bas, par-delà deux portes ouvertes sur le cabinet de toilette faisant communiquer la chambre de la Générale avec celle de Féodor… la lueur d’une veilleuse éclairant la couche sur laquelle est étendu le corps du tyran de Moscou… Ah ! il est effrayant à voir, cette nuit, avec ce jeu de clartés jaunes et d’ombres diffuses. Quelles arcades

