II Les Zingari Après deux grandes heures de course et de marche, les Slaves avaient atteint les sentiers élevés des montagnes. Réunis, ils se comptèrent ; les deux soldats qui déjà, en route, avaient paru disposés à se mutiner contre leur général, soit qu’ils eussent été capturés par les paysans, soit qu’ils se fussent décidés à profiter du bénéfice de la proclamation impériale, ne répondirent point à l’appel. « Nous ne sommes plus que cinq ! dit Dumbrosk. – C’est encore un de trop, » lui répondit Marko. Et du doigt, dans l’ombre, il désigna Jean Zagrab, qui marchait silencieusement près de Zény. « Brrou ! fit le Transylvain ; tu rêves, Marko !… Le Rousniaque aussi avait de mauvaises idées sur lui, et ça lui a porté malheur, au Rousniaque. Je l’ai vu à la besogne, ce garçon… il ne me

