IIIM. de Malverne habitait un hôtel à lui appartenant, un hôtel sis, comme on dit dans les actes notariés, entre cour et jardin La cour s’ouvrait, par une majestueuse porte-cochère, sur le faubourg Saint-Honoré, et le jardin s’étendait jusqu’à l’avenue Gabriel, dont le séparait une grille tout enguirlandée de lierres. Les visiteurs officiels entraient par la cour ; les amis intimes passaient plus volontiers par le jardin. Bâti, sous le dernier empire, par un opulent étranger qui voulait se fixer à Paris et que les évènements de l’année terrible en chassèrent, cet hôtel semblait avoir été construit tout exprès pour abriter le jeune ménage qui l’avait acheté, à très bon compte, après la guerre et la Commune. En épousant mademoiselle Odette de Benserade, qui lui apportait une dot de six c

