VII La Sorcière Blonde, ce n’est pas seulement la femme aimée : c’est aussi la femme entrevue dans nos rêves, fantaisie de l’esprit et du cœur moins trompeuse que la réalité. C’est Perlette, – c’est Antonia, – c’est Berthe, – c’est la marquise et la grisette, l’héroïne de l’histoire ou la pauvre fille du faubourg. Les Sorcières Blondes, ce sont les créations du génie : Julie, de Rousseau, – Amélie, de Chateaubriand, – Virginie, de Bernardin, – Ophélia, de Shakespeare, – Rébecca, de Scott ; – Charlotte, de Goethe, – Valentine, de madame Sand, – Graziella, de Lamartine. Ce sont les Délaissées de Diaz, – Françoise de Rimini, de Scheffer, – Ophélia, de Lehmann, – la Somnambule, de Bellini, – Sémiramis, de Rossini, – Léonore ou Lucie, – Alice ou Fidès, – Sapho, de Pradier, – la Bacchante, de

