XIIC’était vers les sept heures du soir, le prince s’apprêtait à faire sa promenade dans le parc, quand tout à coup Élisabeth Prokofievna surgit seule sur la terrasse, se dirigeant vers lui. –Premièrement, fit-elle, ne va pas supposer que je sois venue pour te demander pardon. Quelle sottise ! Toi seul as tous les torts. Le prince garda le silence. – Es-tu coupable, oui ou non ? – Ni plus ni moins que vous. D’ailleurs ni vous ni moi n’avons péché par intention. Il y a trois jours, je me suis cru coupable. Maintenant, à la réflexion, je me rends compte qu’il n’en est rien. – Ah ! c’est ainsi que tu es ! C’est bon, assieds-toi et écoute ; car je n’ai pas l’intention de rester debout. Tous deux s’assirent. –Secondement, pas un mot de ces méchants garnements. Je n’ai que dix minutes pou

