IVIls repassèrent par les mêmes chambres que le prince avait déjà traversées, Rogojine prenant les devants. Ils pénétrèrent dans la grande salle, aux murs de laquelle étaient suspendus quelques tableaux, des portraits d’évêques et des paysages où l’on ne pouvait rien discerner. Au-dessus de la porte qui donnait dans la chambre voisine se voyait une toile de dimensions assez anormales : elle avait près de deux archines et demie de long sur six verchoks de haut. Cette toile représentait le Sauveur après la Descente de Croix. Le prince la regarda sans s’arrêter, avec l’air d’évoquer un souvenir, et voulut gagner la porte. Il se sentait mal à l’aise dans cette maison et avait hâte de sortir. Mais Rogojine s’arrêta brusquement devant le tableau. – Tous ces tableaux, dit-il, ont été achetés dan

