XILe prince sortit du salon et s’enferma dans sa chambre. Kolia accourut aussitôt pour le consoler. Le pauvre garçon semblait ne plus pouvoir se détacher de lui. – Vous avez bien fait de vous en aller, dit-il, car le tapage va reprendre là-bas de plus belle ; tous les jours c’est chez nous la même chose et c’est cette Nastasie Philippovna qui est la cause de tout. – Il y a chez vous beaucoup de souffrances accumulées, Kolia, fit observer le prince. – Oui, beaucoup. Pour ce qui est de nous, il n’y a rien à dire ; nous avons tous les torts. Mais j’ai un grand ami qui, lui, est encore plus malheureux. Voulez-vous que je vous fasse faire sa connaissance ? – Bien volontiers. C’est un de vos camarades ? – Oui, à peu près. Je vous expliquerai tout cela plus tard… Mais Nastasie Philippovna es

