IIIJulia leva les yeux et se trouva seule. Elle ne se rappelait ni quand ni comment son mari avait quitté le salon, ni depuis combien de temps elle y était. Le feu couvait encore dans le foyer, mais le rayon de soleil avait disparu du mur. La première pensée qu’elle put ressaisir fut qu’elle n’avait pas manqué à sa parole, qu’elle avait rempli leur engagement à la lettre. Elle ne s’était pas récriée, n’avait pas récriminé sur le passé et n’avait tenté ni de temporiser, ni de reculer le dénouement ; elle avait courageusement marché au-devant de l’ennemi. Mais maintenant qu’elle se trouvait seule, elle eût voulu en finir… Elle regardait autour d’elle, cherchant à réaliser le présent. Son identité semblait lui échapper comme dans une syncope physique. « Ceci est mon salon, — ceci est ma mais

