XLVIII. Fin du roi Rion Quelque temps après qu’il eut établi la Table ronde, il rassembla ses barons et s’en fut attaquer Rion, le roi mécréant. Et, lorsque les deux armées furent en présence, il y eut encore maintes merveilles d’armes et de grands massacres ; mais, grâce aux chevaliers de la Table ronde et à Merlin qui portait le dragon flamboyant au milieu de la mêlée, on vit plus de païens tués que de Chrétiens. Alors le roi Rion cueillit un rameau de sycomore et, le tenant à bout de bras, galopa entre les deux armées pour les séparer ; puis il cria si haut que tout le monde l’entendit : – Roi Arthur, pourquoi souffrons-nous que ta gent et la mienne se détruisent ? Faisons reculer nos deux armées et combattons-nous : le vaincu se proclamera le vassal du vainqueur, et lui donnera sa b

