LA SAVANE Ces paroles étaient tout-à-fait applicables à ma situation ; elles firent quelque impression sur mon esprit au moment où je les lus, moins pourtant qu’elles n’en firent par la suite ; car le mot délivrance n’avait pas de son pour moi, si je puis m’exprimer ainsi. C’était chose si éloignée et à mon sentiment si impossible, que je commençai à parler comme firent les enfants d’Israël quand il leur fut promis de la chair à manger – « D IEU PEUT- IL DRESSER UNE TABLE DANS LE DÉSERT ? » – moi je disais : – « D IEU LUI- MÊME PEUT- IL ME TIRER DE CE LIEU ? » – Et, comme ce ne fut qu’après de longues années que quelque lueur d’espérance brilla, ce doute prévalait très-souvent dans mon esprit ; mais, quoi qu’il en soit, ces paroles firent une très-grande impression sur moi, et je méditai

