III En revenant du magasin de la rue Saint-Honoré, dans lequel ils avaient ramené l’espoir et la joie, Jeanne dit à Maurice qui la suivait dans sa chambre : – Mon ami, vous êtes un noble cœur ! Votre plus douce récompense doit être dans les témoignages de gratitude que vous venez de recueillir. Si quelque chose peut ajouter encore à cette récompense, eh bien ! apprenez, Maurice, que votre action généreuse vous acquiert pour la vie mon estime et mon affection : je vous aime ! – Oh ! merci ! merci !… c’est trop de félicité !… je voudrais, en ce moment, mourir à tes genoux ! s’écria Maurice, le visage inondé de douces et heureuses larmes. La nuit tombait. Il quitta Jeanne pour rentrer chez lui. Séparé de son ange d’amour, il avait encore le bonheur du souvenir. L’image de la gentille ouv

