René

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RenéAh ! qu’on me ramène aux Caraïbes ! Quel livre ! et quelles victimes, ces victimes du vague à l’âme, ce chevalier du Vide immense ! qui joue aux mélancolies creuses coupées de sourires blafards, de regards noyés, d’aboiements plaintifs ! Rien ne l’amuse, rien ne l’émeut ; il bâille au nez de la vie qui passe. Pauvre garçon ! Il mange du bout des dents : – un désespéré n’a pas d’appétit, – le gigot est lourd aux mélancolies ; mais la gastrite arrive. Il n’a plus faim, plus soif ! Il ne s’ennuie plus pour de rire, il s’embête pour tout de bon. Ce farceur, qui la demandait courte et bonne, la mène bête et triste, et, un beau jour, il meurt de spleen et d’écœurement, dans son agonie tenant d’une main la main de René, de l’autre le nez du père Aubry. Heureux encore si, le cœur troublé

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