IV La pitié« Geôlier, ouvre-nous ! Geôlier, ouvre-nous! » Rhodis et Myrtocleia frappaient à la porte fermée. La porte s’entrouvrit. « Qu’est-ce que vous voulez ? – Voir notre amie, dit Myrto. Voir Chrysis, la pauvre Chrysis qui est morte ce matin. – Ce n’est pas permis, allez-vous-en ! – Oh ! laisse-nous, laisse-nous entrer. On ne le saura pas. Nous ne le dirons pas. C’était notre amie, laisse-nous la revoir. Nous sortirons vite. Nous ne ferons pas de bruit. – Et si je suis pris, mes petites filles ? Si je suis puni à cause de vous ? Ce n’est pas vous qui paierez l’amende. – Tu ne seras pas pris. Tu es seul ici. Il n’y a pas d’autre condamnés. Tu as renvoyé les soldats. Nous savons tout cela. Laisse-nous entrer. – Enfin ! Ne restez pas longtemps. Voici la clef. C’est la troisième

