CHAPITRE XXIIIComment Pantagruel déteste les débiteurs emprunteurs« J’entends, dit Pantagruel, et me semblez bon opiqueur et affecté à votre cause. Mais prêchez et patrocinez d’ici à la Pentecôte, vous serez ébahi de ce que vous ne m’aurez persuadé en rien, et par votre beau parler vous ne me ferez jamais entrer en dettes. Rien, dit le saint envoyé, vous ne devez à personne, fors amour et dilection mutuelle. Vous m’usez ici de belles graphides et diatyposes qui me plaisent beaucoup. Mais je dis que si vous vous figurez un affronteur, effronté et importun emprunteur, entrant de nouveau dans une ville déjà informée de ses mœurs, vous trouverez qu’à son entrée les citoyens seront plus en effroi et trépidation que si la peste y entrait en habillement. Et je suis d’avis que les Perses n’erraien

