CHAPITRE XXIXContinuation du marché entre Panurge et Dindenault« Mon ami, répondit le marchand, notre voisin, ce n’est viande que pour rois et princes. La chair en est tant délicate tant savoureuse et tant friande que c’est baume. Je les amène d’un pays auquel les pourceaux (Dieu soit avec nous) ne mangent que myrobolants. Les truies en leur gésine (sauf l’honneur de toute la compagnie) ne sont nourries que de fleurs d’orangers. – Mais, dit Panurge, vendez m’en un, et je vous le payerai en roi, foi de piéton. Combien. – Notre ami, répondit le marchand, mon voisin, ce sont moutons extraits de la propre race de celui qui porta Phryxus et Hellé, par la mer dite Hellesponte. – Cancre ! dit Panurge, vous êtes clericus vel addiscens. – lia sont choux, répondit le marchand, vere ce sont poireaux.

